Cet été on vous fait réviser vos classiques en prévision du concert hommage à deux grandes voix et également deux icones du monde de la musique arabe. Deux symboles qui ont disparu durant le mois d'octobre laissant un lourd heritage de chansons ayant enrichi la musique arabe. Il s'agit bien évidemment de Farid Al-Atrache et de Mohamed Fawzi.
De vieilles images en noir et blanc… et des voix sublîmes à qui nous rendons hommage
Un grand hommage à Farid Al-Atrache, fait par le moteur de recherche Google. Al-Atrache est considéré comme l’une des quatre « pyramides musicales » de l’Egypte aux côtés notamment d’Oum Kalsoum. Chanteur, compositeur, acteur, Farid Al-Atrache, décédé en 1974, est resté populaire dans tout le monde arabe. Il est connu pour ses interprétations mélancoliques qui lui ont valu le surnom de Wahid, le Solitaire, dans la trentaine de comédies musicales qu’il a joué. Auteur de 350 chansons, à succès pour la plupart, il est encore diffusé régulièrement à la radio, sa voix savoureuse est imitée par des générations de chanteurs arabes, berbères, kurdes et nubiens. Cette carrière a inspiré des artistes issus de cinq pays arabes, du Machreq et du Maghreb, membres de l’ensemble Al-Ouns (oud, violons, derbouka, târ et qanoun) dirigés par Abdelali Bouayoune. Présenté à Paris, le spectacle est programmé par l’antenne Nord – Pas-de-Calais de l’Institut du monde arabe et doit permettre de faire connaissance avec un artiste né en 1915 d’un père syrien et d’une mère libanaise. Farid El Atrache est un chanteur et musicien syro-égyptien spécialisé dans la maîtrise de l'oud. Devenu acteur dans la seconde partie de sa vie, il bâtit sa renommée durant quarante années de carrière, de 1930 à 1970. Farid El Atrache est le descendant d'une famille royale. Mais la pression des armées coloniales françaises pousse ses proches à s'exiler au Liban, puis en Egypte en 1923. C'est sa mère qui donne à El Atrache sa maîtrise de son instrument de prédilection, l'oud. Cette dernière animait des mariages et autres fêtes en Egypte pour subvenir aux besoins de sa famille. Prenant goût à cet art, Farid El Atrache s'inscrit au Conservatoire du Caire. Il y apprend à maîtriser les instruments, mais aussi à libérer ses émotions, ce qui lui vaudra le surnom de « chanteur triste ».
Embauché par des radios égyptiennes, il ne tarde pas à signer son premier succès avec « Ya Ritni Tayr » au milieu des années 1930. Aux côtés de sa soeur Asmahan en 1941, il pénètre dans le milieu du cinéma en réalisant la bande originale de « Intisar al-chabab ». Mais le décès de sa soeur conjugué à une vie de débauche lui fait traverser une passe difficile dont il sort en 1946 avec « Habib Al Omr », l'un de ses plus grands succès au cinéma, selon http://www.marocainspartout.com
Le prince qui chantait si bien la tristesse
Dans tous ses films, Farid El Atrache se met en scène comme un chanteur triste et solitaire, ce qui ne l'empêche pas de renouveler régulièrement ses prestations. Tombé amoureux de la reine d'Egypte en 1952, il vit une relation tumultueuse avec cette dernière jusqu'à la fin des années 1960. A compter de cette période, l'artiste se fera plus rare sur le grand écran, en proie à la dépression et à des ennuis de santé. Il décède le 26 décembre 1974.
Considéré comme l’une des quatre « pyramides musicales » d’Egypte aux côtés d’Oum Kalsoum, Mohammed Abd-el-Wahab et Abd-el-Halim Hafez, Farid a aussi fait sa réputation grâce à sa trentaine de comédies musicales, incarnant souvent des rôles de beau ténébreux mélancolique – sauf dans ses duos avec le comique Ismaël Yassine.
Un style unique, empreint d’une douce langueur, et une voix grave et savoureuse que le cinéma, la radio et les disques ont popularisée de l’Atlantique au Golfe, et qui fut imitée par des générations de chanteurs arabes, berbères, kurdes, nubiens, issus d’un monde oriental encore marqué par la colonisation occidentale. Le monde a rendu hommage au mois d'octobre au monstre sacré de la musique arabe, fort de plus de 350 chansons, des succès pour la plupart, noceur et séducteur invétéré. Une existence digne d’un scénario mouvementé qui inspire des artistes issus de cinq pays arabes, du Machreq et du Maghreb.
Fawzi, le « mendiant de l'amour »
Si l'on parle d'innovateurs de la musique arabe qui étaient en avance sur leur époque, il faut mentionner le premier d'entre eux, le grand musicien Mohamed Fawzi, le Prince de la Joie, le mesaharati de la radio et le mendiant de l'amour, le riche de son art et de sa créativité, le prince qui est parti tôt, mais est resté présent parmi nous jusqu'aujourd'hui avec ses merveilleuses chansons et sa musique.
Cela fait 54 ans que le grand musicien Mohamed Fawzi nous a quitté. Il est décédé le 20 octobre 1966, laissant un grand héritage artistique et musical. Le défunt a chanté pour la patrie, pour l'amour et même pour les enfants.
Il a laissé son empreinte sur la chanson arabe, et a obtenu un brillant succès au cinéma, selon Al Youm Al Sabea.
Le chanteur, compositeur et acteur Mohamed Fawzi est toujours présent avec ses mélodies, ses chansons et ses films.
Il a quitté notre monde très tôt, à l'âge de 48 ans. Sa vie était pleine de secrets, qui n'ont pas encore été révélés. Certains livres et certains critiques ont tenté de découvrir ses secrets et de plonger dans les profondeurs de sa vie. Ils ont découvert ses trésors musicaux de « Shahat Al-Gharam ».
Fawzi s'est marié trois fois, la première avec Mme Hidaya. Il a eu trois enfants, puis il a épousé l'artiste Madiha Yousri et s'est séparé d'elle après quatre ans, et la troisième épouse s'appelait Karima et elle est restée avec lui jusqu'à sa mort.
Certains s'interrogent sur la raison de la séparation de Mohamed Fawzi et de Madiha Yusri. Il n'a jamais parlé de cette question et s'est contenté de dire qu'elle est une épouse formidable et une mère merveilleuse.
Mais Madiha Yousri a parlé une fois à la presse de la raison de sa séparation. Bien qu'elle ait décrit son mariage avec lui de « formidable », elle a affirmé que la séparation est due à la présence d'une autre femme dans sa vie, ce qui l'a poussée à demander le divorce.
La crise de santé de Fawzi a été l’une des causes derrière les rumeurs qui l'ont hanté tout au long de sa vie et même après sa mort, en raison de la nature mystérieuse de sa maladie, qui a fait chuter son poids même en dessous de cinquante kilos.
Durant sa courte vie, Fawzi a présenté plus de 400 chansons, dont près de 300 figuraient dans les films. Les plus célèbres sont « Shahat al-Gharam », « Tamali Fi Qalbi », « Wahshona El Habayeb » et d'autres.